J’ai découvert Alastair Reynolds en 2002 avec le premier livre de la trilogie (en quatre tomes !) du cycle des Inhibiteurs. Alastair Reynolds a apporté un vent de fraîcheur dans le genre Space Opera / Science Fiction que j’avais l’habitude de lire. Il a créé un univers à la fois complexe et cohérent basé sur le courant de la hard-fi, c’est à dire sur la science-fiction dérivée des dernières avancées scientifiques. Il en résulte un monde dévasté par les nano machines, des inégalités à l’échelle de l’univers liées aux contraintes de durée dans les voyages interstellaires, des castes de personnages avec des modes de vie très différents, bref, un futur à la fois effrayant et des plus convaincants.
Son nouveau roman se situe un peu plus tôt dans l’avenir de la Terre, aux alentours du 24ème siècle. Le Terre est envahie par les furies, des nanomachines dont la fonction initiales étaient de réguler la météo devenue très instable, mais elles se sont rebellées contre leur créateur. Les humains rescapés vivent désormais dans une ceinture de satellites, séparés entre deux castes, les treshers, qui ont complètement rejetés la nanoscience, et les slashers, qui ont continué la recherche et la mise en application de la nanotechnologie. Ces deux camps sont plus ou moins en guerre, et cherchent à se réinstaller sur la Terre.
Les slashers ont découvert durant leurs voyages dans l’espace, des portes construites par une civilisation aujourd’hui éteinte. Ces portes relient différents points de l’univers par des trous de vers (des déformations de l’espace temps, prévues par la théorie de la relativité) formant l’hyperweb. L’exploration de cet hyperweb les a amené au contact d’énormes sphères, appelé OVA. Chacune d’elles semble contenir une planète, mais la croûte est impénétrable ! Jusqu’à la mise au jour d’un trou de ver menant directement à l’intérieur d’une d’elle …
J’espère que cette mise en bouche vous a donné envie de lire la suite, car Alastair Reynolds nous livre ici un roman mélant science-fiction et enquête policière, l’intrigue tient le lecteur en haleine les trois quarts du livre, pour terminer par une course poursuite endiablée, les indices sont distillés au compte-gouttes, et c’est un véritable plaisir de voir les éléments se mettre en place pour faire découvrir le schéma global.
Vous l’aurez compris, encore une fois je vous recommande chaudement la lecture de ce livre.
David said:
C’est le premier roman d’Alastair Reynolds que je lis. J’ai passé un bon moment mais sur certains aspects c’est un peu facile. Ses romans sont du même genre ou a-t-il fait mieux?
Denis Sacchet said:
Ce n’est personnellement pas mon préféré. Son “Cycle des Inhibiteurs” regroupant quatre romans offrent un univers bien plus riches, bien que le derniers tomes m’ait un peu déçu. Je vous en conseille vivement la lecture.