La censure épargne les corbeaux et s'abat sur les colombes. (Juvénal)

SaaS / Software As A Service

Publié par Denis Sacchet | 0

Depuis maintenant deux ou trois ans, les entreprises modestes (PME et TPE) se tournent de plus en plus vers ce qu’on appelle dans le jargon à la mode le SAAS ou Software As A Service.

Le principe est très simple, plutôt que d’avoir une application déployée en interne dans une entreprise, nécessitant maintenance, licenses, infrastructure et personnel qualifié, elles souscrivent à un service qui fournit des fonctionnalités équivalentes mais sans les contraintes d’exploitation.

Ainsi, elles peuvent utiliser des solutions qui étaient auparavant réservées aux grands comptes :

Prenons l’exemple de la messagerie collaborative. Si l’entreprise souhaite hébergée sa solution en interne, elle devra prendre en considération les points suivants :

  • Un serveur correctement dimensionné en puissance (antispam / antivirus) et en stockage (historique des mails) : ~1000 euros pour une petite entreprise à 2000 euros pour une PME
  • De la bande passante pour recevoir et envoyer les mails, avec une adresse IP fixe et une qualité suffisante pour héberger un service professionnel : 30 à 100 euros par mois
  • Les licenses du ou des logiciels installés (serveur de groupware, antivirus, antispam) ~3000 euros pour une solution Microsoft sans l’antispam et l’antivirus.
  • Une infrastructure de sauvegarde et une politique de sauvegarde (retention des données, restauration, externalisation) : difficilement chiffrable et mutualisable à d’autres ressources, mais la sauvegarde reste très chère.
  • Plan de secours en cas de défaillance du serveur. Si votre seul serveur de mail tombent en panne, en combien de temps pouvez vous en avoir un autre de prêt ? Etes vous sûr de pouvoir restaurer les données ? Quel est l’impact de cette coupure de votre outils sur la productivité de votre entreprise ?
  • Une personne compétente ou une SSII pour gérer l’installation, la maintenance et l’évolution de votre solution, sans compter qu’il faut prévoir un renouvellement complet du matériel et du logiciel tous les trois ans environ : ~ 2000 à 4000 euros par mois.

Si on compare à une solution SaaS, vous avez une infrastructure complètement sécurisée avec plusieurs serveurs redondants, un système de sauvegardes fiables, des ingénieurs dédiés et spécialisés dans la messagerie, des fonctionnalités complètes pour finalement un prix dérisoire de 7€ par mois et par utilisateur. Si on ne considère que le prix de la maintenance d’un système en interne, vous pouvez souscrire pour presque 300 utilisateurs !!!

Si le calcul n’est pas forcément évident pour une grosse structure qui de toute façon a besoin d’un service informatique, d’une infrastructure de sauvegarde en interne, etc … il est toute suite intéressant pour une petite structure !!!

Simon Tofield’s cat : Episode 3

Publié par Denis Sacchet | 0

Après la découverte, puis la suite, voici le troisième épisode des aventures du chat de Simon :

XFCE Thunar - Actions personnalisées

Publié par Denis Sacchet | 0

Bien que je suis un inconditionnel de la ligne de commandes, il faut avouer que dans certains cas, les interfaces graphiques ont leurs avantages. Ainsi, pour le redimensionnement d’un ensemble de photos, la sélection multiple dans un navigateur de fichiers est quand même plus simple qu’une ligne de commandes à rallonge (même avec la complétion, si si je vous assure …). Le souci principal, c’est que les navigateurs de fichier n’offrent pas toujours toutes la souplesse de la ligne de commande … Mais Thunar, le navigateur de fichiers livré avec l’environnement graphique XFCE permet de définir des actions personnalisées ! Le meilleur des deux mondes en soi !

Voici donc un petit script permettant de réaliser le redimmensionnement de photos JPEG en deux clics, avec retour d’informations s’il vous plait. Le script est écrit en bash, mais tous fichiers exécutables (script perl, programme en C ou autres …) pourraient faire l’affaire. J’utilise Xdialog pour l’intéraction avec l’utilisateur (juste dommage qu’il ne soit pas disponible en version GTK+2 …), et ImageMagick pour réaliser le traitement. Cet exemple peut servir de base pour réaliser d’autres actions personnalisées.

Pour utiliser cet exemple, il faut enregistrer le fichier resize_photo quelque part sur votre disque dur, et lui donner les droits d’execution dessus (chmod +x ).

Une fois celà fait, il faut ouvrir Thunar, et aller dans le menu “Edit -> Configure custom actions …”

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Ensuite, il faut appuyer sur l’icône + afin de rajouter une nouvelle action personnalisée :

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Puis il faut compléter les informations comme le screenshot ci-après (Attention il est important de mettre %F pour pouvoir réaliser l’action sur plusieurs fichiers) :

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Dans le deuxième onglet, il faut sélectionner les critères d’appartions de l’action :

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Voilà, la nouvelle action est définie :

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Et elle apparait bien quand vous sélectionnez des images :

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Marathon FNAC Nancy … Compte rendu

Publié par Denis Sacchet | 0

Après un réveil difficile (7h30 après un aller retour à la maternité dans la nuit), nous sommes accueillis par un petit déjeuner jus d’orange, café, viennoiserie, ça commence bien ! Après avoir pointé, on nous remet un sac avec un plan de Nancy, une bouteille dos, un t-shirt, une casquette et un pass STAN pour pouvoir prendre les transports Nancéens toute la journée. Une fois que les 73 équipes passent par cette étape obligatoire, les organisateurs nous réunissent tous place Saint Jean pour un petit discours d’accueil et nous donner le premier thème qu’on attends tous avec impatience ! “Nancy, ville du Sud”, ça tombe bien, il ne fait pas vraiment beau !

Thème 1 : Nancy, ville du Sud

Notre premier idée était de retrouver un comportement typique de gens du sud, comme se garer en double file …

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Finalement, peut mieux faire. Nous nous rendons ensuite au marché, où j’achète souvent des épices. Au passage, on aperçoit des affiches de ferias, un jambon sur un support, après quelques shoots, rien de bien convaincant graphiquement. Pareil pour le vendeur d’épices, retour à la case départ.

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En sortant du marché, passage par un vendeur de carte postale pour essayer de trouver des cartes postales rigolotes, avec de jolies filles ou des blagues sur le boulot … Séb a juste le temps de shooter quelques photos avant qu’on se fasse virer par le vendeur …

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Ensuite, on aperçoit la rue, qui pour le retour des beaux jours, a décoré son ciel avec de jolies fleurs de toutes les couleurs. L’idée est bonne, mais la lumière et les angles de vues ne sont pas idéaux, il en reste quelques clichés sympas, mais pas de gagnant pour notre sélection.

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Il nous reste plus beaucoup de temps avant la fin du premier thème, et on décide de mettre en application notre dernière idée ! Le pastis ! Nous sommes donc partis pour commander 2 pastis place Stanislas à 9h30 du matin … Et finalement, le résultat n’est pas si mal …

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Thème 2 : Ville et gourmandise

Et voilà, nous avons rendu nos deux premières photos, on récupère l’enveloppe pour le deuxième thème et on commence à cogiter en marchant. C’est là que Séb s’aperçoit qu’il n’a plus de batteries, la loose ! Après avoir passé les différentes options en revue, on décide de tenter notre chance à la FNAC … Et on a eu bien raison, une conseillère du rayon photo a bien voulu recharger les deux batteries, ça a évité à Séb de faire un aller retour à Metz !

Nous voilà donc reparti, Séb utilisera mon boîtier pour ce thème. Notre première idée est de détourner carrément le sens du thème en photographiant des gourmandises un peu particulière, mais le résultat n’est pas convaincant :

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Notre deuxième idée était de trouver une grosse glace en plastique ou bien une affiche d’un plat, et de nous prendre en photo à côté en mimant l’acte de manger avec plaisir, même verdict :

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En réfléchissant sur le thème, on a cherché ce qui caractérisait la ville, et on en est arrivé aux poubelles. Tout en continuant de marcher, nous nous attardions à chaque poubelle, jusqu’à avoir une gagnante. Une sucette colorée au fond d’une poubelle remplie ! On sort le 100 mm macro pour faire quelques shoots, voici les deux qui sortent du lot, nous avons présenté la première :

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On continue à se promener tout en shootant quelques photos, mais rien de bien convaincant pour le thème :

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Nous n’avons toujours pas notre deuxième photo, nous nous diregeons donc vers la place Stanislas en cherchant l’inspiration, et en voyant la status du duc de Lorraine (à qui on doit quand même les madeleines et le baba au rhum), nous avons eu l’idée d’essayer une superposition avec une sucette. Cet exercice s’est avéré plus difficile que prévu :

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Nous avons finalement retenue une vue un peu plus large dans laquelle nous tendons la sucette à la statue plutôt que de tenter la superposition :

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Thème 3 : Nancy, histoire de plantes

Le troisième thème nous a laissé vraiment pantois. Associer histoire de plantes et Nancy nous a complètement bloqué, du coup la seul idée qu’on a eu concernait l’architecture caractéristique du début du siècle avec la célèbre école de Nancy. Celà donne essentiellement des photos graphiques …

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Pour ma part, j’ai retenu la dernière de la série :

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Thème 4 : Secret de ville

Ce thème là était vraiment cool, mais malheureusement le temps, la fatigue ont eu raison de notre courage. Nous avions pas mal d’idées mais pas la force de les réaliser. De mon côté, j’ai choisi de faire une photo très abstraite, laissant deviner la verdure derrière une ouverture en fer rouillé :

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Conclusion

Cette journée était vraiment sympa ! Si on me demandait de la refaire, je dirai oui sans hésiter : l’organisation, l’ambiance, les thèmes, l’équipe, tout était vraiment très bien. Le tarif est plus que raisonnable (5 euros pour un sac à dos, un t-shirt, un repas, un ticket pass valable deux jours …), les lots sympas, bien que je ne pense pas qu’on sera parmi les lauréats (soyons modestes …), au final un bilan très positif ! Il ne manquait qu’un peu de soleil pour donner quelques couleurs aux photos …

Cash

Publié par Denis Sacchet | 0

Ca$h

Cash reprend le principe des films d’arnaques (Ocean’s 11, 12, 13, Braquage à l’italienne, Arnaques, Crimes et Botanique, Snatch, dans le désordre …) mais à la française, avec un casting de choc, regroupant Jean Dujardin, Jean Reno, François Berléand, Valeria Golino et Alice Taglioni …

La réalisation est la hauteur, avec une photographie impeccable (le choix des scènes parisiennes, avec le repas romantique sur les toits de Paris, ou bien la balade en péniche, est particulièrement réussi), le jeu des acteurs est assez juste, surtout les expressions de Valeria Golino durant les plans fixes … Juste une critique pour Jean Dujardin qui parfois ne peut s’empêcher de reprendre le ton de Jean d’un gars / une fille, comme dans la scène où il joue aux billes avec les gosses, alors que dans le reste du film, il est capable de rendre une palette de sentiments et d’attitudes très variée.

Sur l’ensemble du film, le rythme est plutôt soutenu, malgré une ou deux longueurs, mais vraiment très courtes. Le spectateur doit être attentif, car chaque détail de chaque scène compte, chaque visage est important, les pièces du puzzle se mettant en place doucement et sûrement pour arriver au final à un dénouement surprenant, un poil tiré par les cheveux.

Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de presques dans ma critique, et l’ensemble de ces presques donnent un bon film, mais pas le film incontournable du genre. Si vous êtes fan du genre, vous allez passer un très bon moment comme moi, si vous recherchez l’originalité ou bien une action trépidante, passez votre chemin, vous allez être déçus.

Carton rouge à Samsung

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Heureux possesseur d’un caméscope numérique miniDV de la série VP-D de marque Samsung, j’ai déchanté la semaine dernière quand nous l’avons ressorti du placard pour préparer notre départ à la maternité. Après avoir rechargé la batterie, nous allumons le caméscope, et le résultat est un joli écran noir !!!

Après quelques recherches sur Internet, nous tombons notamment sur ce forum où des dizaines d’utilisateurs ont exactement le même problème, à savoir un défaut du capteur CCD ou du capteur de lumière. Une des astuces est d’exposer le capteur à une forte lumière, ce qui semble le débloquer. Effectivement cela a fonctionné pour nous, mais seulement deux fois, depuis il ne veut plus rien savoir.

Les autres marques ont rencontrés le même problème (Canon, Sony et JVC notamment), mais ils ont reconnus le problème et prennent la réparation en garantie. Ce qui n’est pas le cas de Samsung qui continue de nier le problème. D’ailleurs, en faisant la sourde oreille, ils se mettent hors la loi (cf. artcicle 1641 du code civil).

Si vous lisez ce billet, si vous rencontrez le même type d’ennui, faites passez le message, afin que les autres personnes n’achètent pas/plus cette marque. Si vous êtes journaliste pour une revue ou un journal à grande diffusion, vous pouvez prendre contact avec la liste regrouponsnousvoilafr qui organise une action groupée.

Marathon Photo FNAC

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Comme chaque année, la FNAC organise un Marathon Photo. Le principe est simple, sur une journée, 4 thèmes imposés, 2 heures par thème pour réaliser des photos, puis chaque binôme propose ses deux meilleures photos pour chaque thème.

Les meilleures photos sont récompensées par une dotation en lots (appareil photo reflex Olympus, jumelles, compact numérique, …).

Cette année, pour une fois, le marathon s’arrêtera à Nancy le 24 mai 2008 à partir de 8h30, et les inscriptions sont possibles jusqu’au 15 mai dans la limite de 100 équipes.

Même si on ne gagne pas, je vous donne rendez-vous sur ce blog pour admirer nos photos quelques temps après l’évènement. Et peut être qu’on se rencontrera pendant la journée, nous sommes l’équipe 23 ! Je suis en binôme avec Sébastien

Maliki … broie la vie en rose

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Honneur à la nouvelle génération de dessinateurs … Maliki a aiguisé ces pinceaux sur son blog en publiant une fois par semaine de courtes BDs appelées strips. Un strip est une histoire courte racontant une facette de son existence mouvementée. Son style est très coloré, limite manga (mais elle n’aime pas qu’on dise ça) dans le trait des personnages, les histoires tirées de son quotidien. Nous retrouvons donc ces péripéties avec ces chats, ses réflexions sur des sujets aussi divers que l’enfance, le football (et ses supporters), la canicule, etc … Tout le monde s’y retrouvera un peu ou beaucoup … Elle a même inventé une super héros dont on ne connait pas vraiment les pouvoirs.

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L’objet en lui même est vraiment magnifique, avec du papier d’excellente qualité, une couverture cartonnée très épaisse, et une impression irréprochable, et heureusement, car le contenu est directement tiré de son blog (et par conséquent pas de contenu exclusif ou presque). Les fans du blog (comme moi) redouvrirons donc avec plaisir ces meilleurs strips, avec un confort de lecture différent, quand aux autres, allez y les yeux fermés, c’est du bon, du très bon !

Pour ma part, j’attends avec impatience le tome 2 qui paraîtra au mois de juillet prochain !

Paris de Cédric Klapish

Publié par Denis Sacchet | 0

Paris

Paris de Cédric Klapish est film comme je les aime, une fenêtre sur une réalité, un film sans vraiment de début, ni de fin, des personnages attachants et surtout humains, une mise à nu des sentiments … Une tranche de vie comme je l’ai entendu en sortant du cinéma, expression qui décrit très bien ce film.

Pierre (Romain Duris) aprrend qu’il a une grave maladie cardiaque et qu’il risque de mourrir. Il décide de mettre au courant sa soeur Elise (Juliette Binoche). Nous allons suivre la vie de ces deux personnages au coeur de Paris pendant près de 2 heures.

A leur contact, nous allons découvrir une ville finalement plus humaine qu’on veut bien nous le laisser penser, nous allons assister à des moments de pure joie, suivi par des chagrins inconsolables, des moments de doutes, d’amour … Toutes les émotions humaines, toutes les classes sociales, toutes les générations sont évoquées furtivement, ou longuement, les connexions, la toile de la vie se tisse devant nos yeux, nous captive, et on se laisse transporter, tantôt avec légèreté, tantôt avec dureté …. Et finalement on se dit, le monde est petit, et la vie qui l’anime, est courte et fragile … Alors profitez-en !!!

Alastair Reynolds - La pluie du siècle

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J’ai découvert Alastair Reynolds en 2002 avec le premier livre de la trilogie (en quatre tomes !) du cycle des Inhibiteurs. Alastair Reynolds a apporté un vent de fraîcheur dans le genre Space Opera / Science Fiction que j’avais l’habitude de lire. Il a créé un univers à la fois complexe et cohérent basé sur le courant de la hard-fi, c’est à dire sur la science-fiction dérivée des dernières avancées scientifiques. Il en résulte un monde dévasté par les nano machines, des inégalités à l’échelle de l’univers liées aux contraintes de durée dans les voyages interstellaires, des castes de personnages avec des modes de vie très différents, bref, un futur à la fois effrayant et des plus convaincants.

Son nouveau roman se situe un peu plus tôt dans l’avenir de la Terre, aux alentours du 24ème siècle. Le Terre est envahie par les furies, des nanomachines dont la fonction initiales étaient de réguler la météo devenue très instable, mais elles se sont rebellées contre leur créateur. Les humains rescapés vivent désormais dans une ceinture de satellites, séparés entre deux castes, les treshers, qui ont complètement rejetés la nanoscience, et les slashers, qui ont continué la recherche et la mise en application de la nanotechnologie. Ces deux camps sont plus ou moins en guerre, et cherchent à se réinstaller sur la Terre.

Les slashers ont découvert durant leurs voyages dans l’espace, des portes construites par une civilisation aujourd’hui éteinte. Ces portes relient différents points de l’univers par des trous de vers (des déformations de l’espace temps, prévues par la théorie de la relativité) formant l’hyperweb. L’exploration de cet hyperweb les a amené au contact d’énormes sphères, appelé OVA. Chacune d’elles semble contenir une planète, mais la croûte est impénétrable ! Jusqu’à la mise au jour d’un trou de ver menant directement à l’intérieur d’une d’elle …

J’espère que cette mise en bouche vous a donné envie de lire la suite, car Alastair Reynolds nous livre ici un roman mélant science-fiction et enquête policière, l’intrigue tient le lecteur en haleine les trois quarts du livre, pour terminer par une course poursuite endiablée, les indices sont distillés au compte-gouttes, et c’est un véritable plaisir de voir les éléments se mettre en place pour faire découvrir le schéma global.

Vous l’aurez compris, encore une fois je vous recommande chaudement la lecture de ce livre.